#Gabon: Sidonie Flore Ouwé, procureur de la présidence, serait-elle prise au cou?

Mme Sidonie Flore Ouwé serait-elle prise au cou ?

Sidonie_OuweA observer le caractère inédit du procès des cent un prisonniers politiques arrêtés arbitrairement le 20 décembre 2014 au deuxième et au troisième arrondissement de Libreville, puis séquestrés par la police avant d’être transférés et détenus arbitrairement à la prison centrale du 24 décembre 2014 au 15 janvier 2015, on serait tenté de croire que Mme Sidonie Flore Ouwé est désormais le petit doigt, derrière lequel veut se cacher le pouvoir.

En effet, l’année dernière, au motif qu’ils auraient participé à une manifestation interdite qui du reste ne s’est pas tenue, plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées, torturées et arbitrairement privées de leur liberté.

De mémoire de gabonais, c’est la première fois dans l’histoire du Gabon, qu’autant de personnes sont arrêtées au cours d’une descente des forces de l’insécurité et de la défense du pouvoir. Cela ne s’est vu ni après le coup d’état de 1964, ni lors des événements de la grade routière en 1981, ni pendant les manifestations de 1989, 1990 lors de l’assassinat de joseph Rendjambé Issani, ni pendant les émeutes post électorales de 1993, pas même à Port-Gentil, suite du coup d’état électoral de septembre 2009, qui porta Bongo Ondimba II au pouvoir. Un tel coup de filet vaudrait bien du galon à ses auteurs, en tête desquels Mme la procureure ! Ce qui pourrait justifier les atermoiements que l’on a pu constater dans ce ridicule procès de la honte.

Selon des sources concordantes, un plan d’enlèvement d’un certain nombre de leaders du FUOPA avait été orchestré par le pouvoir, pour être exécuté dans la nuit du 19 au 20 décembre 2014. Il fallait cependant, trouver un motif, et c’est à dessein que l’interdiction du meeting du 20 fut annoncée la veille, après le journal de 20h sur la chaîne publique peu suivie, rtpdg. Pendant ce temps, des équipes de la police judiciaire commises à la mission, rendaient visite aux leaders visés, à l’exemple de Luc Bengono Nsi chez qui les agents n’ont malheureusement trouvé que son fils, lui-même étant absent de son domicile. Quand à Jean Ping, ce fut grâce à ses agents de sécurité qui réussirent à surprendre les agents et à ex filtrer leur patron de son domicile, qu’ils n’avaient pas pu lui mettre la main dessus. Quelques jours avant, l’on signalait déjà la présence d’individus poster aux alentours des domiciles de certains leaders du front.

Ce plan d’enlèvement ayant échoué, restait une arrestation de ces ennemis pendant la manifestation. D’où l’intervention musclée de la police à l’église St. Michel où les leaders du front devaient prendre leur départ en direction de Rio. Arrivés malheureusement avec un peu de retard, les agents de la Brigade Anti Criminalité, armés jusqu’aux dents, n’ont trouvé sur les lieux, que le compatriote Francis Edou Eyene, membre du Front, qu’ils ont embarqué comme un vulgaire voyou, malgré l’opposition du curé de la paroisse et l’inviolabilité de ce lieu de culte, ambassade du Vatican.

Les forces du désordre pilotées depuis un PC crise installé à la présidence, ayant à nouveau échoué, ordre est donné d’embarquer le maximum de personnes retrouvées dans les environs de Rio, Stfo, Pk5, Venez-voir, Avea etc. et de convoquer les leaders du Front à la police judiciaire pour audition, afin d’être présentés au parquet pour mise sous mandat de dépôt. Ces derniers ayant exigé d’être auditionnés au bureau de Mme la procureur, la police demande la conduite à tenir au PC crise qui répond aux abonnés absents. La suite nous la connaissons. C’est ce ridicule procès de la honte dans lequel le parquet a failli embarquer la justice gabonaise, n’eut été l’objectivité du siège qui a prononcé la libération pure et simple des victimes de l’arbitraire.

Toute occasion étant bonne pour rattraper les coups ratés, le parquet de la présidence, sans gêne aucune, saute désormais sur le vandalisme perpétré au domicile de Mr Ping, pour l’accuser d’arrestation, de séquestration arbitraires ; de tortures et de traitements inhumains sur les vandales. Prétexte fallacieux que le parquet aura du mal à prouver. Comme quoi, “qui noie son chien, l’accusé de rage”. Reste à savoir quelle sera la réaction des partisans du front, si jamais…


Affaire à suivre.

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