#Gabon: Disons la vérité! (par les collaborateurs de Jean Eyeghe Ndong)

Disons la vérité !

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par les collaborateurs de Jean Eyeghe Ndong (ancien premier ministre du Gabon)

 

Libreville, Gabon, 11 Mai 2012. Depuis un certain temps, le pouvoir, plutôt que de communiquer sur son incapacité à mettre à la disposition des gabonais les 5000 logements par an promis, plutôt que de s’atteler à mettre en place un plateau technique optimum au C.H.L, plutôt que d’amener à terme les travaux des ponts des Charbonnages, de Nzeng Ayong et de I.A.I, etc. s’emploie à distraire le peuple en organisant ce qu’il sait le mieux faire, c’est-à-dire des concerts qui coûtent très chers aux contribuables et en diffusant des contrevérités. En somme, pas grand-chose.

La presse aux ordres et certains hiérarques du PDG ont, dans un premier temps, voulu faire croire au peuple gabonais qu’Ali Bongo Ondimba a gratifié Jean Eyeghe Ndong d’une « mallette » de cent cinquante millions (150 000 000) de francs cfa. Mais qu’en est-il réellement ? En réalité, le pouvoir s’est fourvoyé en attaquant cet homme sur ce terrain car, en regardant de près, l’on constate qu’il est, de tous les ministres qui se sont succédés au très lucratif ministère des finances, il est l’un des moins nantis car intègre. Au point qu’il n’a même pas donné suite à la proposition qu’on lui a faite au sujet d’un texte faisant de lui un inspecteur des finances comme la majorité de ses collègues.

A moins que « l’effaceur émergent » ne s’active sur la vie politique de notre pays pendant quarante-deux (42) mois, Jean Eyeghe Ndong a été nommé Premier Ministre, Chef du Gouvernement par décret n°00074/PR du 20 janvier 2006 ; fonction qu’il a occupée jusqu’à sa démission le 19 juillet 2009.

Il convient de rappeler qu’en date du 14 août 2002, l’ordonnance n°005 ter/PR/2002 fixant le régime spécial de retraite des anciens Vice-Présidents de la République, des anciens Premiers Ministres et des anciens Présidents de Chambres du Parlement a été signée, ratifiée par la loi n°13/2002 du 28 janvier 2003.

Toute loi ayant un caractère général, il est curieux de constater que le pouvoir veut en faire un problème personnel.

A la lecture du projet de loi de finances 2011, nous avons constaté que Jean Eyeghe Ndong n’a pas été pris en compte. S’agissant du Budget 2012, tous les hauts dignitaires que sont les anciens Vice-Président, Premiers Ministres, Présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale, pourront bénéficier d’un certain nombre d’avantages conformément à la loi.

Par ailleurs, il a été dit que « Jean Eyeghe Ndong a choisi de ne pas aller aux élections car la pension d’ancien Premier Ministre est supérieure à l’indemnité de Député. » De grâce, sortons de ces assertions gratuites.

Comment affirmer et écrire de telles inepties quand on sait que dans le budget 2011, Paulin Obame Nguema, Député en fonction, bénéficie de ses avantages d’ancien Premier Ministre. De même, Maire en fonction, Jean François Ntoutoume Emane bénéficiera de ses droits d’ancien Premier Ministre, comme Jean Eyeghe Ndong tels que présentés par le budget 2012. A moins que, dans l’esprit de certains, son appartenance à l’opposition lui retire sa qualité de haut dignitaire de la République. Osons poser la question pour savoir ce qui se pratique ailleurs. En France par exemple, Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Edith Cresson ou Lionel Jospin, Premiers Ministres de gauche, bénéficient-ils de leurs droits ? Nous savons tous que oui ! Alors… A moins que le pouvoir prenne une loi spécifique mais inique, la loi s’applique à tous, par conséquent, il faut arrêter de tenter de divertir les gens. Les gabonais ne se laisseront pas duper, ils seront toujours vigilants face à ce régime qui a pris le pouvoir en « brisant la serrure de la démocratie en 2009 » et qui revient chaque jour sur les avancées démocratiques acquises depuis 1990. Messieurs, la situation politique, économique et sociale du pays est tellement tragique que nous préférerions en débattre plutôt que de verser dans des discussions de bas étage.

En outre, le journal La Griffe, dans son numéro en date du 9 mars dernier, pose deux problèmes (un de forme et un autre, de fond).

Sur le plan de la forme, admettons qu’il est curieux sinon pitoyable de constater qu’un document adressé au Ministre du Budget se retrouve entre les mains des journalistes de La Griffe. Mais, petit on est, petit on demeurera. Ce régime n’est pas à infamie près. Monsieur Eyeghe Ndong, pour avoir occupé de hautes fonctions (Secrétaire d’Etat puis Ministre délégué aux finances et Premier Ministre) s’est toujours gardé de mentionner les documents auxquels il a eu accès, réserve oblige. Le problème étant ailleurs, nous aviserons le moment venu.

Sur le fond, il importe de se rapprocher de juristes, c’est-à-dire de personnes sachant analyser et interpréter les textes, avant de se lancer dans des affirmations ubuesques. La lecture scrupuleuse des deux alinéas de l’article 2 de l’ordonnance n°005 Ter/PR/2002 du 14 août 2002, fixant le régime spécial de retraite des anciens Vice-Présidents de la République, des anciens Premiers Ministres et des anciens Présidents de Chambre du Parlement, nous fait comprendre que, s’agissant des anciens Premiers Ministres qui ont au préalable exercé les fonctions de membres du gouvernement, la durée est bonifiée de deux ans. Ce qui permet que, outre messieurs Mebiame Mba et Ntoutoume Emane qui ont, l’un et l’autre, été Premier Ministre au-delà de 5 ans, messieurs Oye Mba (4 ans et 10 mois), Obame Nguema (4 ans et 3 mois) et Eyeghe Ndong (3 ans et 6 mois)  sont éligibles pour bénéficier de leurs retraites d’anciens Premiers Ministres. C’est pour cette même raison que, s’agissant des Présidents de Chambres du Parlement, messieurs Rahandi Chambrier et Coniquet, bien que n’ayant pas dirigé l’Assemblée Nationale et le Sénat pendant la durée d’une législature (5 ans pour l’Assemblée Nationale et 6 ans pour le Sénat), peuvent également prétendre à la retraite comme prévue par l’ordonnance n°005 Ter/PR/2002 du 14 août 2002. Voilà la lecture qu’il faut faire !

Mais connaissant la mauvaise foi qui caractérise ceux qui se tapissent derrière les journalistes de La Griffe et constatant leur étroitesse d’esprit, nous ne sommes guère étonnés. Comme si, après avoir relevé de leurs fonctions les agents de l’Etat proches de monsieur Eyeghe Ndong et de ses collègues de l’Union Nationale,  les émergents pouvaient être enclin à accorder des facilités, des passe-droits à ceux qui ne s’allongent pas à leurs pieds, à ceux qui refusent de s’inféoder à ce régime dictatorial. La réponse est connue de tous : non.

Alors, sachez que nous ne nous lasserons jamais de tout mettre en oeuvre pour revendiquer nos droits qui sont sans cesse bafoués. Nous ne nous lasserons jamais d’apporter notre contribution à ce qui constitue la vérité, n’en déplaise à certains.

Les collaborateurs de l’ancien Premier Ministre du Gabon, Jean Éyeghe Ndong

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